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Blog de Fougan » Non classé
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Archive pour la catégorie 'Non classé'

Et au troisième round, il ressuscita d’entre les morts : Dortmund Day 1

Mardi 27 mars 2007

L’European Poker Tour offrait cette année une nouvelle étape, au pays de Bismarck. Malheureusement la destination, Dortmund, n’est pas vraiment paradisiaque. Jamais reçu un email d’expedia vantant les charmes de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Dans la Rhur, l’industrie est omniprésente, c’est comme une immense zone industrielle, et la nouvelle ville de Dortmund, un immense centre commercial. Seules attractions de la ville, le Borussia Dortmund et la philharmonique représentée aux 4 coins de la ville par des hippopotames ailés. Franchement pas le pied…

     hippo1.jpg

 

Heureusement, au milieu de cette mégapole bétonnée et industrielle, se dresse un petit coin de verdure luxueux, Hohensyburg et son casino très classe. OUF !!!! On est sauvé…

    casino.jpg

 

L’affluence était au rendez-vous, car pas loin de 500 joueurs allaient s’affronter pendant 4 jours. La Team770 était bien entendu au rendez-vous, Pascal jouait le premier jour, Fabrice et moi le second. Nous retrouvons sur place également nos amis Chuc Hoang, David Tavernier et Gilles Haddad mais également notre cher Tonio, ancien élève de l’école de poker, qualifié pour ce prestigieux tournoi.

Je ne vais pas ici vous narrer l’intégralité de mon tournoi -chose que Benjo fait nettement mieux que moi dans la section « coverage » du site- mais plutôt les coups qui m’apparaissent comme « clé » ainsi que mon incroyable aventure humaine.

Je suis impatient de retrouver l’émotion et la tension des grands tournois. Emilie, ma chère et tendre femme, me suit désormais sur les tournois. Et de l’émotion je vais lui en donner, elle est passée 3 ou 4 fois pas loin de l’évanouissement ou de la crise cardiaque.

Ma première table ne présente aucun adversaire de renom, quelques allemands et quelques joueurs internet scandinaves comme à l’accoutumée.

Bien évidemment ça démarre relativement mal. De grosse blind avec :Kc: :Jc: , je suis engagé dans un coup malgré moi. J’attaque le flop :Ad: :Kh: :Jh:

Un allemand, genre pas trop sympathique qui a perdu 5 gros coups sur les 5 premiers coups, m’envoie tapis 5000, je paye et il me montre :Ac: :Th: Bien évidemment il touche l’as à la dernière et me revoilà à maudire le monde entier une nouvelle fois.

Mais, ma foi je ne désespère pas et m’accroche. Je remonte quelques jetons avant de doubler contre un autre allemand, joueur un peu plus sérieux cette fois-ci. Deux fois Herr Inconnu a reçu les as pendant ces 2 premiers rounds. Je remarque une gestuelle prononcée sur ses relances et quand il attaque 400 préflop en ce fin de round 2 je suis persuadé qu’il a de nouveau touché une paire d’as, quand j’ouvre ma main :Qh: :Qd:

Aïe !! Ca sent le mauvais coup et décide juste de payer pour découvrir ce magnifique flop :
:2d: :Kc: :Qc:

Fort de ma lecture préflop je décide d’attaquer à hauteur du pot ce flop. Herr Inconnu me relance avec sa paire d’as, et pas d’as de pique ni à la turn ni à la rivière  !!!

Pendant le troisième round, je touche consécutivement paire de rois, brelan de 5 et brelan de valets qui ne me rapportent rien. Que ça peut être rageant, bordel de dieu !! Surtout qu’à la dernière main de ce round arrive le coup fatidique :

Herr « je fais tapis avec mon as pour toucher brelan à la dernière » relance 700 sur 50-100. J’avais remarqué ce genre de move idiot qui généralement présenté KQ ou QJ. Je décide de voler le pot de grosse blind, avec ma paire de 6 en protection, en envoyant 2700.

Herr « ducon » réfléchit pendant une heure, je le titille et malheureusement il paie. Le flop n’est pas trop terrible pour moi :

:Jh: :Td: :2d:

Je décide de rester sur ma relance préflop et de ma force pour envoyer 4500. Mon adversaire réfléchit pendant une heure de plus, hésite à passer et finit par payer.

Turn : :3d :

L’hésitation de mon adversaire me conforte dans mon idée première, il est sur le tirage quinte. Ce carreau est intéressant pour moi surtout que je possède le 6 de carreau. J’envoie tapis, et là de dépit mon adversaire paie et retourne :Kh: :Qc:

River : :9h:

Arghhhh !! Ca fait mal, excellente lecture, bonne occasion de doubler mon tapis et le sort s’acharne de nouveau sur moi. Vu la taille des tapis, je pense être couvert, hurle un bon coup, maltraite l’infortune  et quitte la table. Encore une fois je saute comme un con d’un événement majeur… Quand le directeur de tournoi me rappelle, il me reste 600 jetons.

Je vais ensuite réaliser une incroyable remontée, les blinds passent à 150-300, quand je fais tapis dans le noir sur une relance :

Je découvre :5h: :5c:

Mon adversaire :As: :Ts:

Flop :5s: :6s: :6h:

Je remonte à 1500.

Main suivante je fais tapis au bouton avec :As: :5s: payé par la big blind :Ah: :Qd:

Flop :5c: :5h: :3s:

Je remonte à 3300.

Main suivante je relance tapis une attaque adverse avec :Ac: :Jc: payé par :As: :Qh:

Flop :Qd: :Tc: :3c:
Turn :9c:

En 3 coups je reviens parmi les morts en remontant de 600 en jetons à plus de 7000. Alors que je suis largement en dessous de la moyenne, je reprends espoir et bizarrement me trouve très confiant. Je décide de m’accrocher et comme jamais, d’ailleurs plusieurs fois durant le tournoi l’idée « souviens-toi tu n’avais que 600 » viendra me conforter pour survivre et aller le plus loin possible jusqu’au Graal suprême.

Nous ne somme qu’au quatrième round et il faut survivre 10 rounds durant cette première journée, je vais tenir mon petit tapis, sans jeu, je vais voler les voleurs, je ne sais combien de fois je mettrai mon tapis en danger avec des mains très moyennes. Toujours pour entendre « Fold » de mon adversaire.

Et quand mon adversaire ne passera pas, Dame Fortune me sortira d’affaire. Et c’est mon ami Pierre, qualifié internet qui en fera les frais.

Alors qu’il limpe je décide d’envoyer mon tapis avec :Kc: :9c: le squeeze-play classique. Il retourne :Ad: :Ks:

Flop : :3d: :2d: :Ts:

Turn : :9d:

River :6c:

Incroyable !!

Lors du dernier round, je jouerai la montre avec la complicité de David Tavernier pour finir le day 1 à 22 000 jetons la moyenne étant de presque 40 000.

Quelle journée, que d’émotions et quel retournement de situation !!!

                      Thomas_Fougeron_EPT3_Ger2.jpg

 

“Il est pas mort il dort…

Lundi 26 mars 2007

…A Mardi gras, t’en fais pas t’auras des crêpes
A Mardi Gras, t’en fais pas t’en auras pas »

         carnaval011.jpg

Seuls mes amis portelois comprendront le sens de cette chanson paillarde qui résonne pendant une semaine lors du Carnaval. Ce carnaval que j’ai du regarder de ma fenêtre cette année pour la première fois depuis un bon moment. Quel désespoir !

Il faut dire que l’année passée fut assez éprouvante, avec d’énormes difficultés financières, une malchance insensée dans les tournois de poker et des problèmes de santé nécessitant un traitement dur. Merci à ma femme Emilie, ma famille et tous mes amis –spéciale dédicace à Benjo- de m’avoir soutenu dans ces moments difficiles.

Tout semblait aller au plus mal dans le pire des mondes –Voltaire doit se retourner dans sa tombe- quand en quelques jours la tendance s’est inversée. Les affaires reprennent, la santé s’améliore et la réussite revient lors de l’EPT Dortmund et cette fameuse table finale.

Pour couronner le tout, c’est comme si le destin m’envoyait des messages subliminaux, descendu à 600 en jetons lors du 3ème round de l’EPT Dortmund je réussis tout de même à atteindre la table finale. J’adore les vieux proverbes à la con « L’espoir fait vivre » « La chance sourit aux audacieux » etc… Ils sont cons mais tellement vrais !!!!! M’être accroché comme jamais dans ce tournoi fut une vraie revanche sur moi-même, le fruit de mes efforts enfin récompensé.

Suite au chômage forcé, si bien évoqué par Pascal « Poireau » Perrault, le début de l’année fut des plus calmes, mise à part d’une 10ème place dans le Paris Open of Poker 500€ NL HE. C’est bizarrement dans ce tournoi que les choses ont commencé à basculer.

A un moment critique du tournoi, pas trop loin des places payées, je double mon tapis :Kh: :Ks: contre :Ad: :Kc: de mon ami Jean Claude. « Putain, normalement je les perds ces coups là, il est noir JC, généralement ils touchent leur as »

« Tôt au tard la roue tourne »… Encore un proverbe à la con.

Nous avions loupé l’EPT Copenhague faute de places, la série d’EPT en terres germaniques et polonaises tombaient à pic pour renouer avec le succès qui échappait cruellement à la team770 depuis quelques temps.

L’histoire était en route….

Putain d’As de Pique Part II

Vendredi 3 novembre 2006

Rentré de Vegas bredouille, si ce n’est une place payée dans un 1000$ au Bellagio, Août est le moment idéal pour se ressourcer avant la longue série de tournois qui s’annonce avant la fin de l’année. Face à la mer dans le Nord de la France, je me croirais presque en vacances. Reste à préparer ce qui restera le jour le plus important de l’année, mon mariage !!!Et oui à 31 ans et pourtant irréductible, j’ai passé la bague au doigt le 2 septembre. Qui l’eut cru ? Suis-je enfin devenu un homme responsable ?

Just married and just a new EPT !!! A peine le temps de récupérer que je rejoins Pascal, Robert et Fabrice à Barcelone pour le premier EPT de la saison. Ressourcés et motivés nous attaquons sous les couleurs de Poker770 ce premier tournoi. Pascal et Robert joueront le jour 2, mais quelques mauvais coups plus tard sortiront non loin des payés.

Quant à moi le tournoi fut des plus terne, jamais je ne passerai la barre des 10000 jetons, le montant initial lors d’un EPT. Je ne vois pas de jeu et passe au travers d’embuches telle que celle ci.

Je suis de BB (200-400), je reçois :5h: :5s: , le joueur UTG call et la petite blind complète.

Le flop : :Qh: :8c: :8s: est checké.

Turn :3d:

Le joueur initialement UTG mise 500 complété par le SB. Je pense que le coup n’est pas très cher et qu’il en vaut la chandelle. Je paye.

Bim Badaboum River :5c:

Je me délecte d’avance et suis subjugué par le bet 2400 du premier joueur à parler. Ce bet est très bizarre, pourquoi checker et smooth caller tout le long pour ensuite envoyer la sauce ??? Sentant le coup fourré je décide de juste payer. Bien senti !!! Mon adversaire dévoile :8h: :8s: Nice flop !!!!!

Décidément je les collectionne ces coups, je commence à comprendre que ce n’est pas mon jour et que ce sale coup ne sera pas le dernier de la journée, la preuve la BB suivante.

Toujours le même joueur UTG call la blind mais cette fois la SB ne rentre pas dans le coup, au moins il ne fera pas carré. Je check en découvrant :Ac: :9c:

Le flop est magnifique pour moi :Kh: :9s: :9d:

Je décide de slowplayer mon brelan et check. Mon adversaire bet 500 et je paye.

turn :As: (le maudit)

Une fois de plus je me sens très fort et continue mon slowplay, mon adversaire mise 1000 et je décide d’envoyer tapis aussitôt payé par :Ad: :Ah:

Ca ressemble étrangement au coup du film “Les Joueurs” où Matt Damon se fait décaver, que dis-je, débankroller par Teddy KGB. Aïe Aïe !!! La seule carte qui améliore mon jeu et qui pourtant me fait perdre. Horrible !!!!

Ca fait tout de même 2 tournois majeurs d’affilé que je me fais sortir par ce putain d’as de pique à la turn. Croyez-vous que cela soit fini, pas du tout, si seulement j’avais pu imaginer n’être qu’au début de mes peines avec ce foutu as de pique en terres catalanes, j’aurais certainement arrêter les frais pour cette fin d’année. LOL.

Car aussitôt l’EPT Barcelone terminé Pascal et moi nous envolons pour Londres et le Casino Grosvenor. Londres doit être l’endroit que je déteste le plus au monde, la bouffe est mauvaise, tout y est très très cher, le casino est pourri et pour couronner le tout, il y a plein d’anglais partout !!!! Je n’aime pas Londres et apparemment c’est réciproque. Jamais en 3 jours anglais un dealer n’avancera des jetons vers moi, vous pouvez y coire ???

The Bandit attaque le jour 1 et saute malheureusement au bout d’une heure. Je me moque un peu de lui, c’est vrai après tout je peux difficilement faire pire, quand on connait la structure lente des EPT. Et pourtant je vais battre ce triste record. Après 45 minutes de jeu, je reçois :Js: :Jh: un joueur inconnu qui joue beaucoup de coups, et qui fut chanceux, attaque 200 sur les blinds 25-50. Etant en début de parole je décide de relancer à 600 afin d’éviter trop de joueurs dans le coup et me fait surrelancer 1300. Je décide de compléter les 700 et voir le flop :

:Jd: :2h: :3c:

Je viens de choper brelan max et mon adversaire attaque 500, je l’imagine évidemment de suite sur une paire d’as. Je le surrelance 1500. Il me renvoie 3500 et paye debout sur la table ma relance tapis. Bien évidemment il découvre une paire d’as rouges.

Turn : :As:

Incroyable !!! Comment cela est-il possible ??? 3 fois en 3 tournois que ce putain d’as de pique me fait sauter, je suis maudit !!!! Je suis prêt à pleurer et me réconforte dans les paroles toujours rassurantes de PP the Bandit. “C’est pas grave, quand ça va tourner, ça va être terrible !!!”

Qu’ils sont durs ces moments de doute, heureusement dans la foulée nous rejoignons le Poker Sun Festival en Tunisie organisé par notre ami Julien. Ce fut une super réussite, j’ai passé d’agréables moments de poker avec des amateurs tout aussi sympathiques que bons joueurs. Le thé à la menthe, les balades en quad et les quelques parties de poker chaleureuses me remontent le moral et me font oublier mes malheurs. Au retour je loupe mon train à Paris mais ressourcé en profite pour dealer un 100€ rebuy de l’ACF.

Ca y est la mauvaise période est révolue et ces maudits as de pique sont loin de moi ??? Et bien non !!!

2ème main de l’EPT de Baden je reçois :Jc: :Jh: au bouton et paye une relace 200 sur les blinds 25-50.

Flop :Jd: :3d: :2h:

Je touche brelan au flop mais mon adversaire envoie 500, et là le syndrome revient, je connais ce coup !!!! La peur au ventre je décide uniquement de payer pour voir l’As de pique tomber à la turn.

Mon adversaire check et là, je vous jure que je ne sais plus où je suis, j’ai l’impression d’être dans un film d’horreur de série B, vous savez le moment où l’adolescente à la poitrine avantageuse voit son copain boutonneux premier de la classe se faire bouffer par une immonde bestiole. Mon immonde bestiole à moi c’est ce foutu as de pique et je décide de checker aussi.

Mon adversaire bet 300 sur la doublette du 3 à la rivière. Je paye pour dévouvrir inévitablement son brelan d’as !!!!! Grrrrr !!!!!!!

Mais je suis toujours vivant, je ne suis pas superstitieux mais tout de même, je bats les mathématiques avec cet as de pique. Heureusement cette fois-ci je sors du piège et vais tout de même faire un tournoi sympa.

Quelques mains après je décide de payer 200 au bouton 2 relanceurs initials avec :As: :5s: (jouer les as de pique, peut-être est-ce le remède à tous mes maux ?)

Le flop tombe :Ac: :Ts: :3s:

mon premier adversaire check j’attaque 500 et me surrelance 1200. Bien évidemment je paye avec l’espoir de toucher les piques.

turn :7s:

Je décide d’attendre la rivière pour bouger et check. Mon adversaire attaque 1500 à la turn, je lui renvoie 3500. Il paye et découvre 2 paires, as et dix, je prends un pot confortable et passe pour la première fois dans un EPT cette année la barre des 10 000.

Je conforte mon avance le roud suivant avec :As: :5s: une fois de plus. J’attaque 350 en fin de parole sur 50-100 et suis payé par le bouton et le BB.

Super flop pour votre narrateur : :5h: :Qs: :5d: que je décide d’attaquer 700, je suis payé par le bouton. La turn est annodine et je renvoie 1000, mon adversaire me surrelance 2500, je prends mon temps et décide de payer, le tout l’air à contre-coeur bien évidemment. Une nouvelle carte anodine tombe à la rivière et je décide de faire un difficile check. Mon adversaire attaque 2000 et paie mon check raise 6000 en muckant sa main. Que ça fait du bien de gagner des coups et enfin de monter des jetons dans un tel tournoi.

Je me sens à l’aise à cette table et commence à prendre le dessus psychologique. Je suis content d’avoir tiré un petit numéro de table, normalement je ne devrais pas changer. Et pourtant alors que je continue à augmenter mon avance, le directeur de tournoi me demande de changer de place étant de grosse blind.

Alors que l’histoire s’annonçait pas trop mal, cette nouvelle table va être un cauchemard pour moi et je vais rapidement perdre 2 gros coups et successivement 2 rivières, JJ vs AK qui touche le roi et TT vs A3 qui touche l’as.

Je vais tenir un moment mon petit tapis mais comble de malchance je sauterai :7h: :6h: contre :7d: :2c: LOL.

Toujours pas de résultats cette année en EPT et toujours pas de réussite, mais l’année n’est pas finie et je ne désespère pas de vous raconter une victoire d’ici très peu !!!

Putain d’as de pique quand même !!!!!!!!!

Paris : Hold’em Series et EPM

Lundi 23 octobre 2006

Le circuit européen s’arrêtait cette semaine à Paris, où était inauguré la première étape française du nouveau circuit européen : European Poker Masters. La première étape avait lieu à Londres, Gus Hansen emportant le titre. L’EPM clôturait la traditionnelle semaine des Hold’em Series. La Team770 a été à l’honneur. Robert Cohen et Pascal Perrault jouant chacun 2 tables finales qu’ils vous raconteront mieux que moi.Les cartes en ce moment (depuis un bon moment en fait) ne sont pas de mon côté et la confiance manquant, mon jeu perd en qualité sur les coups critiques.Dans le 300€ No Limit Hold’em, aux Blinds 25-50 je paie en position avec :Kc: :9c: un relanceur à 150.

Le flop : :6c: :5c: :Ks:

Mon adversaire et moi partons à tapis, ni un 9 ni un trèfle viendront me sauver face à son :Ah: :Kd: Mauvais départ dans cette série de tournois.

 

Malgré tout je récupère largement ma mise au cash game et m’inscris pour le 500€ du demain. Ma première table est super et j’y retrouve pas mal de copains, notamment Manub et Loïc ou encore Vikash Dhorasso. Je touche pas mal de jeu lors des 3 premiers rounds, mais par 3 fois je me ferai check raiser au flop sur une carte supérieure à ma pocket pair : une dame au flop quand je possède les valets, un roi quand je possède les dames et un as quand je possède les rois. Décidément quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. That’s poker !!!!!

Malheureusement c’est dans ces cas là, faute à l’énervement certainement et petit tapis, que je m’emporte et fais n’importe quoi en renvoyant tapis avec :Jc: :Th: sur le flop :Tc: :8c: :3d: L’erreur ne pardonne pas !!!!!

Après quelques nouvelles tables de cash game et un peu de repos chez Pascal, l’équipe attaque l’EPM, le tournoi est No Limit Hold’em avec un buy-in de 3000€. Ma table est assez sympathique avec entre autre Claude Cohen et Ian Boubli (vainqueur de l’EPT Barcelone Saison 2).

Je monte tranquillement des jetons durant les premiers niveaux quand arrive ces 2 malheureux coups :

Les blinds sont 100-200 j’attaque en milieu de parole 500 avec :Jc: :Jh: Le bouton paye la relance et le surblindeur relance 1000. Cette relance me paraît très bizarre et je décide de payer. Le bouton fait de même. Notre relanceur désormais premier de parole attaque 1500 sur le flop :

:7c: :3h: :2d:

Mon adversaire est bien évidemment sur une pocket pair, je pense que mes valets peuvent être battus et décide de passer, restant avec mes 7500, ce qui est à peu près la moyenne à ce moment. Je suis réconforté quand le bouton relance tapis aussitôt payé par le blindeur. Malheureusement ma déception est grande quand je les vois abattre leurs jeux :As: :7s: pour le bouton :Th: :Td: pour le relanceur. Aïe Aïe !!!

Je dévoile ma main à la table et annonce “Je passe sur ce coup là, tout à l’heure je vais payer et je serai battu !!” … et c’est quasiment ce qu’il va se passer quelques minutes plus tard. Je trouve :Qh: :Qs: en début de parole et décide d’attaquer 550 sur les blinds 100-200. Je suis payé 2 fois, par mon adversaire à mon extrême gauche et le bouton.

Le flop : :Qd: :Tc: :Ah:

Je décide de checker ce flop que tout le monde check.

Turn : :2s:

J’attaque 1000, payé à ma gauche, 800 et tapis chez le bouton.

River : :8d:

J’attaque 1500, tapis chez mon adversaire. Il me reste 1775 devant moi, je n’ai pas le courage de passer et pourtant j’en ai passé des tonnes dans ce cas là. Je paye et découvre :Kc: :Jh: chez mon adversaire pour la quinte. Le bouton ayant touché brelan de 2 à la turn. Je suis dépité une nouvelle fois. Je suis malchanceux et prend les mauvaises décisions. Pourtant je décide d’aller balancer des jetons à une table de cash game, histoire de me défouler, je m’assois à une 30€ blinds 2-2, cave à 200 et monte à 1300€ en moins de 2 heures. Quand les cartes sont capricieuses, il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est subir. Je garde tout de même le moral et suis bien décidé à attaquer sérieusement l’EPT à Dublin. Si la chance tourne, ça va faire mal, je vous le promets !!!!

Putain d’As de pique Part One “Las Vegas” !!!

Lundi 16 octobre 2006

Juillet 2005, je suis dans l’avant dernier round de la 1ère journée des WSOP. La journée fut éprouvante malgré 3 brelans qui perdent contre des brelans supérieurs je me retrouve avec 16 000 en jetons, mon adversaire direct à ma droite relance 2000. Je trouve :Th: :Ts: et décide de relancer pour ne pas faire rentrer trop de monde dans le coup. Mon adversaire me demande le montant de mon tapis et paye. Le doute s’empare de moi, cacherait-il une paire d’as derrière ce visage sans expression ? Le flop arrive : :Td: :4s: :3s: Je viens de choper le brelan max et mon adversaire mise 5000, il avait bien une paire d’as, je sais qu’en le relançant tapis il est obligé de payer ce qu’il fait sans aucune hésitation et découvre :Ad: :Ah: Ma joie sera de courte durée car le dealer retourne :As: à la turn. Je ne sais plus ce qu’il m’arrive et tourne en rond pendant de longues minutes avant de récupérer. Que c’est dur le poker, surtout dans ces moments là.Quelle journée incroyable où je suis passé au travers des pire coups. Pour la petite histoire, à ma première table se trouvait Annie Duke et Chris Ferguson. Lors de la première heure, Annie relance 200, Chris paye je m’apprête à payer également avec :Jd: :Td: quand le joueur à ma droite relance 600. Je passe et découvre malheureusement le flop :Qd: :9d: :8d: .

Ma déception est encore plus grande quand Annie et son adversaire partent à tapis pour dévoiler flush max contre brelan de dames !!! Dommage !

Les WSOP s’achèvent ainsi mais resteront un souvenir inoubliable avec quelques anecdotes croustillantes. Je suis sûr que vous aller apprécier :

Après quelques jours passés au Brésil en compagnie de Pascal et une super soirée dans une boite de salsa à Miami, je décide de m’inscrire au 2000$ No limit Hold’em des WSOP.

2 minutes avant le début du tournoi je m’assois donc à la table 1 siège 6 quand une montagne de muscles en costume sombre me demande de me lever et de le suivre. WOW !!!! Je vous raconte pas la pression. “Qu’est-ce qu’il me veut celui là ???”. Son “Veuillez me suivre” ne m’inspirant nullement confiance. “Montagne de muscles” me demande de passer devant lui. “Bordel, il a peur que je me barre ou quoi, qu’est ce que j’ai bien pu faire ????” Après quelques centaines de mètres dans les couloirs interminables du Rio je me retrouve coincé avec “Montagne de muscles”, une charmante demoiselle et un garde en armes dans un minuscule bureau. Je vous raconte pas comment je flippe, je me vois déjà en tenue orange à Guantanamo.

Le temps passe, un autre mec arrive et me demande 2500$ d’impôt sur mes gains de l’année dernière, je lui explique que je suis français et qu’en France nous ne sommes pas imposables sur les gains du jeu, que j’ai un numéro ITIN, etc… Il ne veut rien savoir et m’oblige à payer sous peine de me faire exclure de tous les casinos Harrah’s et des WSOP. Contraint je finirai donc par payer pour me faire ensuire rembourser par le FISC français. LOL !!! Michael Moore aurait pu faire un reportage sur moi !!!!

Malgré toutes ces déconvenues mon séjour se terminera par une place dans l’argent dans un tournoi 1000$ du Bellagio. Après un réveil agité, je me rends à la PokerRoom, décidé d’attaquer un satellite, mais pas de sit’n go uniquement des tables d’argent. Mal réveillé je décide d’aller déjeuner au somptueux buffet du Bellagio. Quelques cafés plus tard je réalise qu’une nouvelle série de tournois démarre au Bellagio et que l’action se déroule désormais au Fontana Bar. Je m’y précipite et m’installe au dernier sit’n go satellite de la journée. Je le gagne et entame directement le tournoi. Je monte rapidement des jetons jusqu’au 3 coups suivants :

1ère main : je tombe su :As: :Ks: et me retrouve à tapis contre :Kh: :Kc: , dans cette période difficile, ni la flush ni l’as viennent me sauver. Je me retrouve à 4000 en jetons alors que la moyenne doit être à 15000 et trouve :Ac: :Jh: la main d’après. Le joueur UTG paye, je relance tapis, surrelancé tapis par le bouton, payé par la grosse blind, payé par UTG. Autant vous dire que ma main ne vaut plus grand chose. Les jeux :

:As: :Ac:

:Kc: :Kd:

:Ad: :Ks:

Mais je vais faire flush avec le valet. LOL. J’ai quadruplé et revient dans la moyenne et ce n’est pas fini, la table est cassée, à peine installé à ma nouvelle table je troue :Ad: :Ah: Un joueur de ma table précédent ayant bougé avec moi paye ma relance. Le flop tombe :

:Ac: :7h: :8h:

Mon adversaire mise 6000, je réfléchis et envoie tapis. “You’re bluffing, I call” LOL et il me montre 66. Malheureusement ne recevant plus de jeu, j’atteinds difficilement l’argent et saute 20ème de ce tournoi :As: :Qh: contre :Ac: :Jc: qui touche son valet.Argh !

Comme vous l’avez vu, je n’ai pas été très loquace ces derniers temps, je vous expliquerai dans mes prochains posts le pourquoi du comment. Ces jours-ci mon blog va être chargé car j’ai une tonne de choses à raconter.

Et n’oubliez pas ce mardi, Fougan sur eurosport à 23 h aux championnats du monde de tête à tête à Barcelone.

Quelques unes de mes photos préférées de Vegas :

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